GoodOneO

12.3.07

Cheval miniaturisé

J’écris pour mentionner que je n’ai pas grand-chose à écrire, aucun sujet sur quoi divaguer. Le plus excitant ces jours-ci est de savoir si j’aurai un retour d’impôt ou non, ce qui affectera grandement ma décision lors du vote aux élections. Si je dois de l’argent au gouvernement, c’est qu’il est temps de changer de régime. Pas plus fou qu’un autre le gars !

Je me dois aussi de parler de ma doudou, la seule qui a su traverser les 20 ans de ma jeune vie à mes cotés. Elle a su essuyer mes larmes, me servir d’oreiller dans mes moments solitaires et même de papier cul dans d’autres moments plus rock & roll. Si je parviens à me reproduire et donner naissance à une créature uniforme, il est certain que ma doudou lui sera donnée, gage d’amour et seul héritage, patrimoine de ma vie. Sois-dit en passant, je cherche un restaurateur de doudou qui saura préserver ses fibres pour les enfants de mes enfants, les entrailles de leurs entrailles.

Donc quand j’ai surpris mon petit chat à exercer une pression de ses deux petites pattes avants contre la douceur de ma doudou, action que les chats font lorsqu’ils sont foutrement heureux ou qu’ils titillent la mamelles de leur moman, j’ai perçu le geste comme touchant. Je ne pouvais quitter mon regard de ce moment émerveillant qui se rapproche du moment où un père voit son petit garçon planter un clou pour la première fois, finissant souvent par un pouce enflé.

Plus il palpait ma doudou, plus il ronronnait de bonheur. Plus il palpait ma doudou, plus il semblait vouloir se rapprocher d’elle. Plus il palpait ma doudou, plus il semblait la mettre en boule et y fusionner. Plus il palpait ma doudou, plus il faisait aller ses hanches de haut en bas. Plus il palpait ma doudou, plus fort la tape qu’il recevrait …

BANG !

- Hey Duff, c’est ma doudou et il n’est pas question que tu te dépucèles sur cet amas de tissu, sois un homme, un vrai.

Pauvre petit chat, il était bandé comme un cheval miniaturisé.

9.3.07

-es, -ez, tu, vous

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, j’ai été éduqué où le vouvoiement était exempté des conversations. Que je m’adresse à mes parents, à mes grands-parents ou à mes professeurs, qu’ils soient jeunes ou aillent la couche aux fesses pour cause d’incontinence, je n’ai jamais négligé le « tu » au profit du « vous ». Je pourrais blâmer mes parents mais je soupçonnes que la société toute entière se dirige vers l’abolition du vouvoiement. Malheureusement, bien que je croyais que cette tendance n’avait que de bons cotés face au rapprochement des générations, elle a en quelque sorte, joué contre moi aujourd’hui.

J’avais la chance de faire affaires avec le directeur général (D.G.), personnage mythique assez imposant que mon patron vouvoie, que le patron de mon patron vouvoie et que le patron du patron de mon patron vouvoie. Il est inutile de dire que je devais, en toute logique, faire de même ou me taire.

- Bonjour Monsieur D.G.
- Bonjour Marc-Alex, comment est ce que ça va ?
- Bien, très bien et toi, et vous ?
- Bien merci. Je voulais te demander une copie du plan xyz présentant les infrastructures de la rue.
- Sans problème, veux, voulez-tu, voulez-vous le plan en entier ?
- Non, seulement la partie qui m’intéresse s’il te plaît.
- Je t’amenez, t’amène, vous amène cela dans dix minutes sans faute D.G., Monsieur D.G., excuse, excusez-moi.
- Bien, merci.

J’ai du passer pour le gars qui se trouvait dans un monde nébuleux d’esprits perdus. J’ai essayé de me reprendre, sans grand succès d’ailleurs, lorsque je suis allé à son bureau lui porter le plan promis. Un collègue de travail, âgé de plus ou moins 50 ans, m’avouera par la suite que ses oreilles ont grincé lorsque je m’adressais au D.G. en utilisant le tutoiement.

7.3.07

Rappel

Par moment, mon esprit semble nébuleux, perdu dans un monde parallèle, un monde nébuleux d’esprits perdus.

C’est pour cette raison que chaque matin, mon cadran, syntonisé sur HITS F.M., sonne à 6h30. Il me permet d’évacuer le stress par quelques sacres à son intention. À la suite d’une raclée de snooze bien méritée, je me lève, le cadran me l’ayant prédit.


C’est pour la même raison que mon four micro-ondes sonne lorsque mon gruau a atteint son seuil limite d’absorption de chaleur. Sans ça, perdu dans mon monde d’esprits nébuleux, j’attendrais certainement qu’un esprit lucide (très rare dans ce monde parallèle), me dise que si je n’arrête pas le micro-ondes, le tout pourrait devenir boule de feu et étrangement plus goûteux qu’un simple gruau.

Ne serait-ce pas pour ça qu’à la fin de chaque cycle de lavage, cette merveilleuse invention qui évite à mes mains d’être toutes ratatouilles m’avertie par un signal sonore que mon linge est maintenant prêt à être porté un mois de plus. Sans ce bref rappel, le linge resterait certainement une, deux, trois ou même quatre journées de plus dans la laveuse. Et tout le monde sait qu’après quatre jours, il est aussi bien de repartir un cycle de lavage, sans quoi, le linge sentira encore plus mauvais à sa sortie qu’à son entré.

Mon ordinateur me rappelle son ouverture par un son thème de Windows. Le téléviseur me rappelle une émission à la con, programmée pour être enregistrée. Le cadran au putain de thème d’oiseaux qui chante toutes les heures, m’avertissant du temps perdu.

Mais dites moi pourquoi est ce que lorsque je me trouve dans l’autre monde, celui où l’ampoule au dessus de ma tête reste éteinte en permanence, mon Écho Boom Mobile ne crie pas pour me dire ;

- Hey le rêveur, tu vas encore te taper 45 minutes à gosser dans ta porte avec un support parce que tu auras oublié les clés dans mon contact.

5.3.07

Failed

La première fois, j’avais rendez-vous avec toi et une de tes collègues depuis déjà une semaine. J’attendais ce moment avec anxiété, à l’idée de l’effet que je produirais sur toi. Quand je suis arrivé sur place, tu étais absent. Ta collègue a prise un air désolé me disant que tu avais des appels importants à régler. J’ai donc discuté avec cette associée, de tout et de rien, mais surtout de moi. J’étais là pour me vanter, me péter les bretelles, vous éblouir. Quand tu es arrivé, j’étais déjà vendu à une autre, à ta collègue. Il ne restait plus qu’un échantillon pour toi.

Tu m’as quand même pris en considération. J’étais pour être à tes cotés un certain temps, du moins, jusqu’à ce que je trouve mieux.

La deuxième fois, l’anxiété était toujours présente. Quand je suis arrivé sur les lieux, tu étais absent. Tes collègues ont pris un air désolé me disant que tu avais du retard le matin. Qui pourrait te le reprocher ? Enfin, reprocher, c’est ton travail. Quand tu m’as aperçu devant mon poste de travail, l’air perdu, ne sachant pas quoi faire, t’attendant depuis 30 minutes, tu es passé en coup de vent me disant ;

- Désolé, attends-moi là, il y a des priorités.

Tu es allé te faire un café, ne te souciant guère du reste, de ton nouvel employé. Pourtant, cette fois, c’est à toi que se révélait la tâche de te vendre, de faire la grosse tête, de m’éblouir.

FAILED

P.S. Sérieusement, je l’aime bien comme patron. Il faut croire que la première et seconde impression ne sont pas toujours les bonnes. Bref, y en a-t-ils vraiment une de bonne ?

1.3.07

Peau d'ours

Hier, nous (moi et namour) regardions la télévision paisiblement, dérangés quelques fois pas le chat qui se morfondait d’ennuis. Usant d’une subtilité défaillante, j’ai profité d’un moment de télé inintéressant pour lui demander;

- Hey namour, aurais-tu prise du poids ?


- (confiante et convaincue) Ben là, c’est normal, c’est l’hiver.

- Effectivement, excellent sens de l’observation, mais où est le lien ?

- C’est évident, c’est pour avoir moins froid. Tu sais, les ours …

- Bien essayé.

27.2.07

Betterave

Parce qu’il en faut des plus attardés que d’autres et que sois-dis en passant, personne ne m’a taggué (j’vous emmerde, anaways, j’aime pas la tag, tag barbecue exceptée), je répondrai à la question dont la réponse doit être cinq choses que vous n’êtes pas supposés savoir de moi, à moins bien sûr d’être un espion russe. L’êtes-vous ?

1 – J’ai énormément de difficultés à m’endormir si mes pieds ne sortent pas de la couverture. J’hais par le fait même les sleeping bags.
P.S. : Je n’ai pas encore perdu un seul orteil.

2 – Je possède encore ma doudou de bébé. Ce qui est épouvantable, c’est que je m’en sers encore quelques fois comme complément à mon oreiller. Et non, elle ne sent pas le caca.

3 – Je suis un putain de fonctionnaire.

4 – Je ne suis pas roux, des cheveux et d’ailleurs.

5 – Lorsque j’étais au secondaire, j’avais comme surnom Macack. On s’entend pour dire que ce n’est pas trop avantageux. C’est que quand je fumais trop de gros pétards, je me mettais à rigoler d’un tel rire qu’on aurait pu me prendre pour un macaque.

Compte tenu que je suis retardataire, j’en ajouterai une sixième ;


6 – Je ne le savais pas moi-même, mais j’habite dans le Newfoundland. Cette révélation, prouvant vraisemblablement que je suis un inculte de la pire espèce, m’a été fait par Google Analytics. Pourtant, j’avais la certitude d’habiter la Montérégie, celle au Québec.

24.2.07

Questionnaire

Comme plusieurs questionnaires circulent dans la blogosphère, j’ai créé le mien. Ce qui fait que ce questionnaire est unique provient du fait qu’il est de beaucoup préférable d’y répondre par mail à mon adresse. Personnellement, je n’y répondrai pas, je suis sans intérêt !

1 - Quel est le nom qui est inscrit à votre permis de conduire ?

2 – Quel est le numéro de votre permis de conduire ?

3 – Quelle est votre nationalité ?

4 – Où habitez-vous, votre adresse de préférence ?

5 – Quelle est votre date de naissance ?

6 – Dans quelle banque se trouve votre compte principal ?

7 – Quel est le numéro de téléphone de cette banque ?

8 – Quel est votre numéro de compte ?

9 – Quel est le numéro de votre carte d’assurance maladie ?

10 – Croyez-vous avoir besoin de ces trois numéros (bancaires, permis de conduire et assurance maladie) dans un avenir rapproché ?

Ne vous méprenez pas, c’est seulement pour mieux vous connaître.

Message aux consommateurs