Cheval miniaturisé
J’écris pour mentionner que je n’ai pas grand-chose à écrire, aucun sujet sur quoi divaguer. Le plus excitant ces jours-ci est de savoir si j’aurai un retour d’impôt ou non, ce qui affectera grandement ma décision lors du vote aux élections. Si je dois de l’argent au gouvernement, c’est qu’il est temps de changer de régime. Pas plus fou qu’un autre le gars !
Je me dois aussi de parler de ma doudou, la seule qui a su traverser les 20 ans de ma jeune vie à mes cotés. Elle a su essuyer mes larmes, me servir d’oreiller dans mes moments solitaires et même de papier cul dans d’autres moments plus rock & roll. Si je parviens à me reproduire et donner naissance à une créature uniforme, il est certain que ma doudou lui sera donnée, gage d’amour et seul héritage, patrimoine de ma vie. Sois-dit en passant, je cherche un restaurateur de doudou qui saura préserver ses fibres pour les enfants de mes enfants, les entrailles de leurs entrailles.
Donc quand j’ai surpris mon petit chat à exercer une pression de ses deux petites pattes avants contre la douceur de ma doudou, action que les chats font lorsqu’ils sont foutrement heureux ou qu’ils titillent la mamelles de leur moman, j’ai perçu le geste comme touchant. Je ne pouvais quitter mon regard de ce moment émerveillant qui se rapproche du moment où un père voit son petit garçon planter un clou pour la première fois, finissant souvent par un pouce enflé.
Plus il palpait ma doudou, plus il ronronnait de bonheur. Plus il palpait ma doudou, plus il semblait vouloir se rapprocher d’elle. Plus il palpait ma doudou, plus il semblait la mettre en boule et y fusionner. Plus il palpait ma doudou, plus il faisait aller ses hanches de haut en bas. Plus il palpait ma doudou, plus fort la tape qu’il recevrait …
BANG !
- Hey Duff, c’est ma doudou et il n’est pas question que tu te dépucèles sur cet amas de tissu, sois un homme, un vrai.
Pauvre petit chat, il était bandé comme un cheval miniaturisé.